CHANGEMENTS CLIMATIQUES AU BURUNDI

Depuis l’arrivée au pouvoir du parti CNDDFDD au Burundi en 2005 jusqu’à nos jours, le secteur environnemental s’est pratiquement détérioré au vue et su du gouvernement, de l’administration et de l’appareil judiciaire et particulièrement le Ministère en charge de l’environnement .Cette détérioration du secteur environnementale est illustrée par le classement du Burundi au 14 eme pays sur les 181,menaces par les changements climatiques et 17 eme place parmi les moins prêts à faire face aux catastrophes naturelles.

Les facteurs de cette détérioration conduisant aux changements climatiques et ses conséquences néfastes sont déterminés par :  

  1. Les feux de brousse chaque été de l’année brulent toutes les forêts, réserves naturelles, parcs, Les chaines de montagnes et leurs biodiversités
  2. Des ménages s’installent et cultivent dans les parcs et forêts naturelles du pays comme la foret de vyanda avec plus de 250 ménages qui y vivent, la foret de Mukungu-Rukambasri, celle de Kinoso, Murehe etc.

Tous ces facteurs, leurs effets ont déjà produit des changements climatiques avec ses conséquences néfastes comme les catastrophes naturelles qui ont emporté les vies humaines, des biens, des infrastructures économiques, les centres de Santé, les maisons d’habitation, les ponts, la baisse de la production agricole, la hausse des températures, l’irrégularité des pluies, les vents violents, les inondations, glissement des terres et montagnes etc.

Ces conséquences se sont manifestées en avril 2021 à Gatumba ou les vents et les pluies violentes ont laissé plus de 24 000 personnes sans abri.

En 2019 à Buterere et Gihosha, les pluies ont laissé plus de 10 personnes mortes.

En décembre 2020, plus de 20 personnes ont succombé aux glissements de terres dans la commune de Mugina en province de Cibitoke.

En février 2020, plus de 50 personnes mortes suite aux inondations dues aux fortes pluies dans les zones de Kamenge et Kinama en Mairie de Bujumbura.

Les inondations ont fait a Gatumba la même année 78 morts et plus de 20000 déplacés

Depuis une décennie : la sècheresse prolongée et récurrente dans la région de Bugesera (Nord du pays) a eu comme conséquence la migration écologique de la population vers des zones moins arides ainsi que la baisse de la production agricole.

Face à cette situation l’Association des Amis de la Nature recommande au gouvernement du Burundi ce qui suit :

-Mettre en application tous les textes legistratifs de l’environnement au Burundi à savoir : le code forestier, le code de l’environnement, le code de l’eau, le code le code minier et les lois sur l’urbanisme.

-Mettre en place un cadre légal pour la gestion des catastrophes naturelles et la prévention des risques.

-Procéder à l’étude du sol pour la construction.

-Disponibiliser une cartographie à haut risque.

-Déménagement de la population des zones rouges.

-Sensibiliser et mobiliser la population pour les traçages des haies antiérosives, la plantation des arbres, ainsi que l’introduction des méthodes modernes d’agriculture et Intégrer une enveloppe pour la gestion des catastrophes dans les budgets de la commune

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