LA SITUATION DES DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME AU BURUNDI DU MOIS D’AOUT 2020.

Itara Burundi et Nawe.bi, deux medias privés en ligne viennent d’être  radiés de la  liste des medias  burundais reconnus par le conseil national de la communication.

La décision a été rendue publique le 12/8/2020, a l’occasion d’une assemblée ténue par cet organe de régulation des medias.

Deux raisons ont motivé  la suspension d’Itara Burundi selon le président du CNC :

L’absence du Directeur de ce media sur le terrain du Burundi et l’adresse physique <<En plus de cela, nous avons constaté qu’ ‘il Ya des manquements graves en rapport avec l’exercice  du métier du journalisme  en ce qui concerne les informations qui sont diffusées par ce journal>> a-t-il ajouté.

Quant au journal Nawe.bi Nestor Bankumukunzi a dit Que ce media a été rayé sur la liste des medias burundais suite à la violation de la décision du CNC de la suspension de la section  Web TV. <<Il a été donc décidé de retirer l’autorisation d’exploitation de cet organe de presse par manquements à  la loi qui régit le métier du journalisme >>.

Selon le conseil national de la communication, le Burundi compte 180 medias.

2 Dans une réunion de sécurité organisée par l’administrateur de Mukike  après l’attaque de cette commune par un groupe d’hommes armées , un journaliste du groupe de presse Iwacu n’a pas été autorisé à suivre cette réunion .Il lui a été demandé  de s’éloigner de plus de 200 mètres sous  bonne garde assurée par deux policiers, sa carte de presse, son téléphone ,son appareil photos et son enregistreur lui ont été retirés .Le journaliste a subi une interrogatoire menée par un agent du service national de renseignent.

 Les questions tournaient autour du motif de son déplacement et la personne qui lui a <<filé l’information >>Finalement au bout de plus de deux heures l’agent du service de renseignement lui a remis tout son matériels après avoir pris soin de photographier ce matériel et de la carte de presse .Il lui a intimé l’ordre de partir immédiatement et de s’éloigner de cette <<zone rouge>>avec son chauffeur.

3 Même tracas pour le journaliste de la radio Isanganiro parti en reportage dans cette même commune de Mukike après cette attaque .Il a été arrêté par le  commissaire provincial arguant que Mukike est une<<Zone rouge>>qu’il ne fallait pas y aller et surtout qu’il ne fallait pas essayer d’assister à la réunion de sécurité organisée par l’administrateur communal. Son matériel (téléphone  et enregistreur) confisque lui a été remis qu’après quatre heure.

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