LA SITUATION DES DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME AU BURUNDI DU MOIS DE JUILLET 2020.

Dans ce mois de juillet 2020, Trois reporters du Groupe de presse  Iwacu ont été brièvement retenus  à l’aéroport de Bujumbura, Alain Majesté Barenga, Chimène Manirakiza et Fabrice Nzohabonayo ont été interpellés à 11 h .Ils allaient commencer une interview avec Terence Mushano, secrétaire exécutif  de AC-Génocide  Cirimoso.

Terence Mushano est aussi membre du syndicat des travailleurs de la SOBUGEA : Société  burundaise de la gestion des entrepôts et d’assistance  des avions en escale.

Ces journalistes voulaient s’entretenir avec lui sur la commémoration des massacres de 1995 des étudiants  hutus à l’université du Burundi. Au moment où ces journalistes allaient commencer leur interview, un policier est intervenu, il a appelés d’autres policiers, un directeur de l’aviation et un responsable de renseignement à l’aéroport.

Les journalistes ont été conduits en même temps que Terence Mushano dans une salle d’attente. Le matériel de ces trois journalistes ont été saisi ainsi que leurs téléphones. Ils ont été également fouillés .Ces  journalistes ont été interrogés par un officier de police, mais séparément avec Terence Mushano. Pour ces trois journalistes l’interrogatoire portait sur  la raison de leur déplacement à l’aéroport. Apres ils ont été recrachés vers 15 h 30  après avoir signé un procès-verbal, Leurs badges et matériel leur ont été restitués sauf leur interview qui est restée  dans les mains de la police.

Terence Mushano a été conduit dans le cachot de la police judiciaire à Jabe, après avoir été accusés d’atteinte à la sécurité  publique, âpres 6 jours de détention Terence Mushano a été libéré provisoirement.

L’ACAT Burundi s’est satisfait de la décision de la chambre de cassation de la cour suprême de Bujumbura du mardi  7/7/2020 portant le renvoie de l’affaire Germain Rukuki devant la cour d’appel de Ntahangwa .L’ACAT –Burundi espère que son ancien employé, Germain Rukuki pourra enfin rétabli dans ses droits.

Rappelons que Germain Rukuki avait été arrêté le 13 juillet 2017, condamné le 26 avril 2018  par la haute cour de Ntahangwa a 32 ans de prison pour rébellion, atteinte à la surette de l’état, participation à un mouvement d’insurrectionnel et attentant contre le chef de l’état. La cour d’appel de Bujumbura a confirmé le 22 juillet 2019  la condamnation à 32 ans de prison du défenseur des droits de l’homme  Germain Rukuki.

Dernièrement dans ce mois de juillet 2020,le Ministre des affaire étrangères et de la coopération au développement a écrit à Madame la Ministre de la communication ,des technologies ,de l’information et des medias lui signifiant que dans le but de faciliter l’identification et la coordination des activités des membres de la diaspora sur la territoire national ;ce Ministère est en train  de mettre en place des mesures de suivis et de coordination de toutes les organisations des membres de la diaspora sur le sol burundais.

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